Depuis le 1er juillet 2026, le système belge des « flexi-jobs » a subi deux modifications importantes pour la quasi-totalité des employeurs. Premièrement, les « flexi-jobs » ne sont plus limités à une liste restreinte de secteurs : ils sont désormais accessibles dans la quasi-totalité des secteurs privés et publics, les secteurs pouvant choisir de ne pas y participer sur une base trimestrielle pendant la période de transition de 2026. Deuxièmement, et cela concerne directement Suivo, tout employeur qui engage un travailleur en flexi-job doit désormais disposer d’un système électronique d’enregistrement du temps de travail. Les feuilles de présence papier ne suffisent plus. La solution de suivi du temps de travail de Suivo répond à cette obligation et relie chaque service programmé à une vérification Dimona (DimDay) effectuée le jour même, en enregistrant des horodatages vérifiés qui résistent aux contrôles de l’ONSS. Une erreur dans le DimDay ou dans l’enregistrement des heures entraîne la perte du statut « flexi-job » et l’application des cotisations sociales pleines.
Quels changements pour les emplois flexibles à compter du 1er juillet 2026 ?
Deux réformes sont entrées en vigueur simultanément :
Les « flexi-jobs » ont été ouverts à (presque) tous les secteurs. Jusqu’à mi-2026, le dispositif était limité à certains secteurs précis : d’abord l’hôtellerie-restauration (2015), puis le commerce de détail et la coiffure/les soins de beauté (2018), avant une nouvelle extension à partir de 2023 aux secteurs de la santé et des maisons de retraite, du sport, de la culture et de l’événementiel, entre autres. À compter du 1er juillet 2026, le dispositif s’appliquera à la quasi-totalité des secteurs privés et publics. Chaque secteur peut toujours demander une exclusion totale ou partielle, et pendant une période transitoire en 2026, les secteurs pourront se soustraire au dispositif sur une base trimestrielle. La liste des secteurs exemptés est fixée par arrêté royal ; avant d’engager un travailleur en flexi-job, vous devez donc vous assurer que votre comité paritaire n’a pas demandé d’exemption. Tous les détails ainsi que la situation actuelle par secteur sont publiés par le SPF Emploi et sur le portail belge de la sécurité sociale.
L'enregistrement électronique des heures de travail est désormais obligatoire. Les employeurs qui emploient des travailleurs en « flexi-job » sont désormais expressément tenus de disposer d'un système d'enregistrement électronique des heures de travail. Il s'agit d'une obligation légale, et non d'une simple recommandation, qui s'inscrit dans le cadre d'une évolution plus large en Belgique vers l'enregistrement obligatoire du temps de travail pour tous les employeurs à compter du 1er janvier 2027. En ce qui concerne spécifiquement les « flexi-jobs », la raison est d’ordre réglementaire : l’État souhaite disposer d’un enregistrement numérique objectif des heures effectivement travaillées par chaque salarié en « flexi-job », afin de pouvoir vérifier que les déclarations DimDay correspondent bien aux heures réelles.
Qui peut exercer un emploi flexible, et qui peut en bénéficier ?
Qui peut exercer une activité dans le cadre d'un « flexi-job » :
- Une personne déjà employée à 4/5 d'un temps plein auprès d'un ou plusieurs autres employeurs au cours du trimestre de référence (le troisième trimestre précédant le début du « flexi-job », appelé « Q-3 »).
- Une personne ayant légalement pris sa retraite. Les retraités peuvent percevoir un revenu flexible sans limite.
Ce que l'employeur doit faire avant le premier jour :
Un accord-cadre (raamovereenkomst) doit être établi par écrit entre l'employeur et le salarié en « flexi-job » avant la prise de fonction. De plus, avant chaque prise de service, l'employeur doit déposer une déclaration Dimona le jour même (DimDay). L'interdiction des « flexi-jobs » au sein des sociétés affiliées a été assouplie pour les salariés à temps plein, mais le critère d'éligibilité principal et l'accord-cadre restent applicables.
Quel est le coût d'un emploi flexible, et quel est le plafond salarial ?
L'avantage en matière de charges sociales :
- Cotisation patronale : 28 % en plus du salaire flexible.
- Cotisation salariale : 0 %.
- Pour les travailleurs non retraités, le revenu flexible est exonéré d'impôt sur le revenu des personnes physiques jusqu'à un seuil indexé annuellement, fixé à 18 440 euros pour l'année fiscale 2026. Les revenus supérieurs à ce seuil sont imposés selon les règles progressives habituelles. Les travailleurs retraités peuvent percevoir un revenu flexible sans limite.
Le plafond salarial flexible :
Les salaires flexibles sont plafonnés par la loi. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, le plafond est fixé à 21 euros par heure, sous réserve d'indexation. Dans les autres secteurs, le plafond correspond à 150 % du salaire de base minimum sectoriel applicable, à l'exclusion de certaines indemnités et primes prévues par la loi ou par convention collective. Si vous versez un montant supérieur au plafond, l'excédent perd son statut de « flexi-job » et vous devez alors verser des cotisations sociales normales sur ce montant. Un système de suivi du temps de travail qui enregistre l'heure exacte de début et de fin de chaque service vous permet de vérifier que la rémunération totale divisée par le nombre d'heures effectivement travaillées reste dans les limites du plafond légal.
Pourquoi la déclaration « DimDay » est importante à chaque service
Avant chaque prise de service dans le cadre d'un « flexi-job », vous devez déposer une déclaration Dimona du jour même (DimDay) précisant le nom du salarié concerné, et ce avant que celui-ci ne commence son service. Il n'y a pas de délai de grâce et cette déclaration ne peut pas être effectuée a posteriori. Les inspecteurs sociaux du SIOD vérifient les horodatages des déclarations DimDay lors des contrôles sectoriels.
Si un travailleur en « flexi-job » commence un service sans qu'un « DimDay » valide soit enregistré dans son dossier, la législation belge en matière de sécurité sociale considère cette journée comme un jour de travail normal :
- Les cotisations patronales à la sécurité sociale s'appliquent intégralement au salaire de ce jour-là.
- L'avantage fiscal lié au « flexi-job » sur le revenu du salarié disparaît pour cette journée.
- Si elle est appliquée à plusieurs salariés ou sur plusieurs jours, la cotisation rétroactive à l'ONSS peut s'avérer importante.
La plateforme de gestion des effectifs de Suivo peut signaler lorsqu'un travailleur en flex-job dont la présence est prévue n'a pas encore de « DimDay » pour ce jour-là, ce qui vous permet de régulariser la situation avant le début du travail plutôt que de découvrir cette lacune lors d'un contrôle.
Pourquoi le relevé des heures travaillées est la seule preuve valable
Le DimDay indique qu'un salarié vient travailler aujourd'hui. Le relevé électronique des heures de travail permet de vérifier l'heure exacte de son arrivée, la durée de son travail et l'heure de son départ. C'est précisément cette distinction qui est au cœur de la réglementation de 2026 :
- Un salarié déclaré pour un service mais qui ne s'est pas présenté est considéré comme « en sécurité » : pas de lacune dans DimDay, pas d'enregistrement de temps, pas d'heures déclarées.
- Un salarié qui s'est présenté pendant 3 heures lors d'une journée de travail de 5 heures doit voir figurer dans son relevé 3 heures travaillées, et non 5.
- Un salarié qui reste 2 heures au-delà de son horaire de travail déclaré génère un excédent potentiel susceptible de dépasser le plafond du salaire flexible.
En l'absence de registre numérique, un inspecteur de l'ONSS ne dispose que de la déclaration DimDay et n'a aucun moyen de vérifier si les heures déclarées correspondent aux heures effectivement travaillées. Le SPF Emploi confirme que les employeurs doivent être en mesure de présenter, sur simple demande, les registres des heures de travail pour toutes les catégories de travailleurs ; pour les emplois flexibles, ce registre doit désormais être sous forme électronique.
Gérer un personnel diversifié
Dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration, du commerce de détail, des soins et de l'événementiel, de nombreux employeurs intègrent dans un même planning du personnel permanent, des salariés à temps partiel, des étudiants salariés et des travailleurs en flexi-job. La solution de planification de Suivo distingue les différentes catégories de salariés et applique à chacune la règle appropriée : un contrôle « DimDay » pour les emplois flexibles, un suivi des contrats temporaires pour les étudiants, et la publication des plannings pour les emplois à temps partiel variables. Cela réduit le risque d’erreur de classification lors d’un contrôle, qui constitue l’erreur la plus coûteuse dans le cadre d’un audit portant sur un effectif mixte.
Note à l'attention des employeurs des secteurs de la construction et des transports
Avant le 1er juillet 2026, le secteur de la construction ne faisait pas partie des secteurs éligibles au régime des « flexi-jobs ». Désormais que ce régime s’applique à la quasi-totalité des secteurs, il ne s’agit plus d’une exclusion générale, mais cela dépend entièrement de la décision de votre comité paritaire de se soustraire ou non à ce régime pendant la période de transition. Avant d’envisager tout recrutement dans le cadre d’un « flexi-job » dans les secteurs de la construction ou des transports et de la logistique, vérifiez la position actuelle de votre comité paritaire auprès du SPF Emploi ou de votre secrétariat social. Si votre secteur a choisi de ne pas participer au dispositif, les « flexi-jobs » ne vous sont pas accessibles, et nous préférons vous le signaler d’emblée plutôt que de vous voir établir un planning que vous ne pourrez pas utiliser légalement.
Êtes-vous prêt à vous conformer à l'obligation d'enregistrement des horaires de travail flexible prévue pour 2026 ?
Suivo offre aux employeurs belges la solution d'enregistrement électronique des heures désormais obligatoire pour les « flexi-jobs » : heures vérifiées par salarié, prise en charge de DimDay et registres conformes aux audits de l'ONSS, le tout sur une seule et même plateforme.