À partir de janvier 2027, le suivi des heures de travail de vos salariés passera du statut de « bonne pratique » à celui d’obligation légale pour tous les employeurs belges, sans exception. Que vous dirigiez une entreprise de construction, une chaîne de magasins, une maison de repos ou un cabinet d’expertise comptable, vous aurez besoin d’un système objectif et fiable qui enregistre le début et la fin de chaque journée de travail. Les employeurs belges qui utilisent déjà la plateforme de gestion des effectifs de Suivo mettent en place dès aujourd’hui ce type de système vérifiable. Voici ce que signifie cette obligation, d’où elle provient, qui elle concerne et comment s’y préparer avant la date butoir.
D'où vient l'obligation de 2027 ?
Le mandat de 2027 a deux origines.
Il s'agit tout d'abord de l'arrêt « CCOO » rendu par la Cour de justice de l'Union européenne en mai 2019, qui a établi que les États membres de l'UE doivent exiger des employeurs qu'ils mettent en place un système objectif, fiable et accessible permettant de mesurer le temps de travail quotidien de chaque salarié. Vous pouvez consulter l'intégralité de l'arrêt sur EUR-Lex.
Le deuxième est l'accord de coalition belge du gouvernement De Wever (2024-2029), qui s'est engagé à transposer l'arrêt CCOO dans le droit belge, avec une date de mise en œuvre fixée à janvier 2027. Le SPF Emploi (Service public fédéral Emploi) est l'organisme compétent ; les directives officielles sont publiées sur le site werk.belgie.be.
L'exigence principale est simple : un relevé quotidien indiquant l'heure à laquelle chaque salarié commence et termine son travail, enregistré de manière à ne pas pouvoir être modifié a posteriori et accessible à la fois au salarié et à l'inspection du travail de l'ONSS sur simple demande.
Qui est déjà en conformité et qui ne l'est pas ?
Depuis plus d'une décennie, la Belgique s'oriente progressivement, secteur par secteur, vers un système d'enregistrement obligatoire du temps de travail.
| Secteur | Obligation actuelle | Situation avant 2027 |
| Construction (CIAW) | Enregistrement électronique de la présence sur les sites éligibles | Obligatoire depuis 2014 |
| Nettoyage (CIAO) | Enregistrement et sortie sur les chantiers d'une valeur supérieure à 30 000 € | Obligatoire à compter du 1er septembre 2024 |
| Transformation de la viande (CIAW) | Enregistrement électronique des présences sur les chantiers d'un montant supérieur à 5 000 € | Obligatoire depuis 2014 |
| Transport | Tachygraphe européen (temps de conduite uniquement) | Un écart partiel en matière de temps de travail persiste |
| Commerce de détail | Aucune autre que celles prévues par le droit du travail général | Pas encore conforme |
| Santé / soins | Aucune autre que celles prévues par le droit du travail général | Pas encore conforme |
| Bureau / services | Aucune autre que celles prévues par le droit du travail général | Pas encore conforme |
| Hôtellerie-restauration | Aucune autre que celles prévues par le droit du travail général | Pas encore conforme |
Les employeurs qui utilisent déjà la solution « Check-in at Work » de Suivo pour se conformer à la loi CIAW dans les secteurs du bâtiment ou du nettoyage ont une longueur d’avance, mais même eux pourraient devoir mettre à jour leur système : la loi CIAW enregistre la présence, et non le nombre total d’heures de travail. La réglementation qui entrera en vigueur en 2027 exige spécifiquement un relevé quotidien des heures de travail, de l’heure de début, de l’heure de fin et de la durée des pauses, et pas seulement la présence.
À quoi doit ressembler le dossier ?
La décision du CCOO définit trois critères que la législation belge devra respecter :
Objectif : L'enregistrement ne doit pas reposer sur les déclarations du salarié ou du responsable quant à ce qu'ils pensent qu'il s'est passé. Il doit consigner l'heure exacte à laquelle le travail commence et se termine, c'est-à-dire un horodatage vérifié.
Fiabilité : les données doivent être inviolables. Un tableur dans lequel n’importe qui peut modifier les heures travaillées la veille n’est pas fiable au sens juridique du terme. La solution de suivi du temps de travail de Suivo génère des horodatages vérifiés par GPS qui ne peuvent être ni antidatés ni modifiés localement.
Accessible : le dossier doit être mis à la disposition du salarié sur simple demande et pouvoir être présenté sans délai à un inspecteur du travail lors d'un contrôle.
Les feuilles de présence papier, remplies à la fin de la semaine de mémoire, ne répondent à aucun de ces trois critères.
Quels changements pour les secteurs qui ne sont pas encore concernés ?
Pour les employeurs belges des secteurs du commerce de détail, des services, des bureaux, de l'hôtellerie-restauration et de la santé, l'obligation prévue pour 2027 introduit une véritable nouveauté. Ces secteurs ont en effet toujours fonctionné selon des accords informels, dans lesquels les horaires de travail sont globalement connus mais rarement consignés avec précision.
En vertu de la réglementation de 2027, les heures d’arrivée et de départ de chaque salarié doivent être enregistrées chaque jour ouvré ; les pauses suffisamment longues pour être considérées comme des temps de repos doivent être enregistrées séparément ; les registres doivent être conservés pendant au moins 3 à 5 ans ; et les salariés doivent pouvoir consulter leurs propres registres. Les inspecteurs du SIOD ( Service d’inspection sociale ) peuvent contrôler tout employeur et demander les registres des heures de travail remontant jusqu’à trois ans en arrière.
Mesures concrètes à prendre avant le lancement prévu en janvier 2027
Répartissez vos effectifs par type de lieu de travail. Le personnel de bureau, les télétravailleurs, les équipes sur le terrain et les travailleurs sur site nécessitent chacun une méthode de pointage différente. La solution de gestion des plannings de Suivo prend en charge toutes ces situations depuis une seule et même plateforme.
Menez un projet pilote au sein d'une équipe ou sur un site. Une mise en œuvre parallèle de deux semaines, associant le système numérique à vos pratiques actuelles, vous permettra d'identifier les lacunes avant de passer à une échelle plus large.
Mettez à jour votre règlement du travail. La législation belge exige que la méthode d'enregistrement du temps de travail, les données collectées et la durée de conservation soient décrites dans votre règlement du travail. Cette mise à jour doit être soumise au comité d'entreprise ou à la délégation syndicale, le cas échéant.
Connectez-vous au système de paie. Une intégration native avec SD Worx, Acerta ou Partena permet de transformer les heures en fiches de paie sans passer par un tableur. Découvrez les options d'intégration via l'API de Suivo.
Pourquoi il vaut mieux commencer dès maintenant plutôt que d'attendre
Des entreprises de construction comme Hoogmartens et des opérateurs logistiques comme Van Moer utilisent depuis des années un système numérique certifié d'enregistrement des temps de travail. Chaque mois d'attente est un mois de données de paie que vous ne pouvez pas vérifier a posteriori et un mois d'inefficacité opérationnelle que vous continuez à subir. L'obligation de 2027 constitue la date limite légale. Les avantages opérationnels sont disponibles dès le jour de la mise en service.
Prêts à vous préparer pour 2027 ?
Suivo aide les employeurs belges de tous les secteurs à mettre en place un système d'enregistrement des temps vérifié et prêt pour les audits avant la date butoir prévue du 1er janvier 2027.
Lectures complémentaires
Guide gratuit
Faire en sorte que chaque heure compte
Guide pratique sur l'enregistrement numérique des heures de travail destiné aux équipes travaillant à distance, sur plusieurs sites ou en déplacement.
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