Pour l'année fiscale 2026, un salarié en « flexi-job » non retraité bénéficie d'une exonération fiscale sur ses revenus « flexi » à hauteur de 18 440 € (montant indexé), tandis qu'un salarié légalement retraité peut percevoir des revenus « flexi » sans limite d'exonération fiscale. Au-delà de ce seuil, l’excédent est imposé aux taux progressifs habituels, bien que le salarié continue de ne payer aucune cotisation sociale et que vous continuiez à verser la cotisation patronale de 28 % comme d’habitude. Ce seuil est annuel et cumulable entre tous les employeurs « flexi » d’un même salarié ; le défi pratique réside donc dans la visibilité : savoir où en est le salarié avant que le plafond ne soit dépassé. Il s’agit là d’un problème de données, et le suivi des temps de travail de Suivo est conçu pour vous fournir le cumul en temps réel.
En quoi consiste exactement ce seuil de 18 440 € ?
Ce seuil correspond à un plafond fiscal, et non à un plafond de cotisation ou de salaire ; il est toutefois facile de confondre ces trois notions :
- Il s'agit de l'impôt sur le revenu. En dessous de 18 440 € pour l'année fiscale 2026, le revenu flexible d'un salarié non retraité est exonéré d'impôt sur le revenu des personnes physiques. Il s'agit véritablement d'une rémunération non imposable, ce qui constitue l'attrait principal d'un emploi flexible pour le salarié.
- Ce montant est indexé. Le chiffre évolue en fonction de l'indexation ; il convient donc de considérer le montant de 18 440 € comme celui applicable en 2026 et de vérifier la valeur actuelle chaque année, plutôt que de partir du principe qu'il est fixe.
- Ce montant est distinct des cotisations. La cotisation salariale de 0 % et la cotisation patronale de 28 % s'appliquent, que le salarié se situe au-dessus ou en dessous du seuil. Le fait de dépasser ce seuil n'a aucune incidence sur le montant des cotisations que vous versez.
- Cette mesure ne s'applique pas aux retraités. Un salarié ayant pris sa retraite légale n'est soumis à aucun plafond d'imposition au titre du régime « flexi-income » ; un retraité peut donc effectuer autant d'heures « flexi » éligibles que le permettent le plafond salarial et sa disponibilité, sans être imposé.
Soyez honnêtes avec les travailleurs quant à la catégorie à laquelle ils appartiennent. Un travailleur à la retraite qui s’inquiète du plafond de 18 440 € s’inquiète d’une règle qui ne s’applique pas à lui ; un jeune travailleur actif ayant plusieurs missions ponctuelles pourrait être plus proche de ce plafond qu’il ne le pense.
Que se passe-t-il au-delà du seuil ?
Le fait de dépasser le seuil de 18 440 € n'entraîne ni la nullité du « flexi-job », ni l'application d'une pénalité. Cela modifie uniquement le traitement fiscal de l'excédent:
- L'excédent est imposé selon les règles habituelles. Les revenus « Flexi » dépassant le seuil sont ajoutés aux autres revenus imposables du salarié et imposés aux taux progressifs habituels lors de sa déclaration annuelle.
- Les cotisations restent inchangées. Le salarié continue de cotiser à 0 % et vous continuez de cotiser à 28 %. Ce seuil relève exclusivement de la fiscalité.
- C'est le salarié qui en supporte les conséquences, et non l'employeur. Cette taxe supplémentaire figure sur l'avis d'imposition personnel du salarié. Il ne s'agit pas d'une facture qui vous est adressée, ni d'un montant prélevé par votre service de paie dans le cadre du régime « flexi ».
Le risque ici ne réside donc pas dans un manquement à vos obligations de votre part. Il s'agit plutôt d'une surprise pour le salarié, qui a accepté des horaires flexibles en partie parce que ces revenus étaient exonérés d'impôt et qui ne s'attend peut-être pas à recevoir un avis d'imposition en fin d'année. Un employeur capable de signaler l'approche du plafond préserve la relation de travail, et c'est précisément pour cette raison que les meilleurs d'entre eux en assurent le suivi.
Pourquoi est-il si difficile d'anticiper ce seuil ?
Deux éléments font que le plafond semble s'élever tout doucement :
- Il s'agit d'un montant annuel. Les 18 440 € correspondent à une année complète. Un salarié peut se la couler douce pendant des mois, puis accumuler rapidement des heures pendant la haute saison, sans que le total ne semble anormal, même si aucun de ses services ne sort de l'ordinaire.
- Ce calcul est cumulatif, tous employeurs confondus. Le seuil prend en compte l’ensemble des revenus liés aux horaires flexibles du salarié, et pas seulement ce qu’il gagne chez vous. Un salarié effectuant des horaires flexibles pour trois entreprises différentes pourrait atteindre le plafond lors d’un service chez vous, même si votre propre fiche de paie n’affiche qu’un montant modeste. Vous n’avez pas accès aux heures travaillées chez ses autres employeurs, mais vous pouvez aider le salarié à avoir une vue d’ensemble de sa situation.
C'est là que les feuilles de présence papier ou les tableurs hors ligne ne répondent pas aux besoins des employés. Ils indiquent ce qui s'est passé le mois dernier, mais pas le cumul actuel. Les données en temps réel ne sont utiles que si elles permettent de prendre une décision, et cette décision — ajouter des équipes ou marquer une pause — dépend d'un cumul mis à jour en temps réel.
En quoi un suivi cumulatif précis est-il utile ?
Depuis le 1er juillet 2026, l'enregistrement électronique des heures de travail est obligatoire pour les employeurs proposant des contrats « flexi-job » (cette obligation s'étendra à tous les employeurs à compter du 1er janvier 2027) ; vous devez donc d'ores et déjà enregistrer les heures avec précision. Une plateforme connectée transforme cette obligation en un outil de prévision utile :
- Visibilité sur le cumul des heures et des rémunérations par salarié sur l'ensemble de l'année, et pas seulement par service, de sorte que le total cumulé soit toujours à jour.
- Enregistrement précis via l'application mobile, un badge, des bornes de pointage fixes ou un système de pointage embarqué dans les véhicules, afin que le total soit exact et non arrondi.
- [Un outil de planification](https://www.suivo.com/solutions/scheduling/) qui tient compte des catégories de salariés, afin que les horaires des travailleurs flexibles approchant leur plafond horaire puissent être adaptés avant que cela ne devienne un problème.
- [Intégrations API](https://www.suivo.com/solutions/api-integrations/) à votre secrétariat social (Liantis, Securex, Partena, Group S, SD Worx), afin que les revenus pris en compte pour le calcul du seuil soient ceux dont votre système a déjà connaissance.
Vous ne pouvez pas contrôler ce que gagne un salarié ailleurs, mais en ce qui concerne les heures que vous lui confiez, vous pouvez donner aux deux parties une vision claire et honnête de la situation.
En ce qui concerne les aspects financiers, consultez le coût d'un « flexi-job » pour l'employeur ainsi que le plafond salarial pour 2026. Vous trouverez toutes les informations nécessaires dans le guide complet de l'employeur pour 2026. Vérifiez le seuil indexé actuel auprès du SPF Emploi et de l'ONSS sur le site socialsecurity.belgium.be.
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Ce plafond de 18 440 € n'est une surprise que si personne ne surveille le cumul des heures. Découvrez comment Suivo suit en temps réel le cumul des heures flexibles, ce qui vous permet de planifier les plannings et de veiller à ce que vos employés restent en deçà du seuil autorisé.
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Faire en sorte que chaque heure compte
Guide pratique sur l'enregistrement numérique des heures de travail destiné aux équipes travaillant à distance, sur plusieurs sites ou en déplacement.
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